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Syndic de copropriété

Le syndic peut-il démissionner ?

Publié le 9 octobre 2026

Syndic annonçant son départ à des copropriétaires qui préparent son remplacement et la continuité de gestion de l’immeuble

Oui, un syndic peut décider de ne plus poursuivre sa mission, mais le mot « démission » recouvre aujourd’hui plusieurs situations juridiques différentes. En 2026, il faut surtout distinguer le syndic qui ne souhaite pas conclure un nouveau contrat à l’échéance de son mandat et le syndic qui veut mettre fin au contrat avant son terme en raison d’une inexécution suffisamment grave du syndicat des copropriétaires.

Cette distinction est essentielle car les délais et la procédure ne sont pas les mêmes. Lorsqu’il ne souhaite simplement pas être désigné à nouveau, le syndic doit informer le conseil syndical de son intention au plus tard trois mois avant l’assemblée générale appelée à désigner son successeur. Cette assemblée doit elle-même se tenir dans les trois mois précédant le terme du contrat. En revanche, une résiliation anticipée à l’initiative du syndic suppose une inexécution suffisamment grave imputée au syndicat des copropriétaires et impose notamment une notification motivée suivie d’une assemblée générale organisée dans un délai qui ne peut être inférieur à deux mois.

Le syndic ne peut donc pas, en principe, annoncer un vendredi qu’il cesse toute gestion le lundi suivant et abandonner la copropriété. La fin de sa mission doit être organisée afin que les copropriétaires puissent désigner un remplaçant et que la continuité de gestion soit assurée.

Le syndic peut-il vraiment « démissionner » ?

Dans le langage courant, on parle souvent de démission du syndic. Les textes actuels utilisent cependant plutôt les notions de non-renouvellement du contrat et de résiliation du contrat à l’initiative du syndic.

L’article 18 de la loi du 10 juillet 1965 distingue précisément ces deux hypothèses :

  • le syndic ne souhaite pas conclure un nouveau contrat lorsque son mandat arrive à son terme ;
  • le syndic souhaite résilier le contrat en cours avant son échéance parce qu’il reproche au syndicat des copropriétaires une inexécution suffisamment grave.

Le contrat type de syndic en vigueur depuis le 25 décembre 2025 reprend cette distinction dans ses clauses relatives à la résiliation à l’initiative du syndic et à la nouvelle désignation.

C’est pourquoi la formule ancienne « le syndic démissionne avec un préavis de trois mois » est devenue trop simplificatrice si elle est utilisée sans préciser la situation.

Cas n°1 : le syndic ne veut pas renouveler son mandat

C’est la situation la plus simple. Le contrat arrive normalement à son terme, mais le syndic ne souhaite pas se porter candidat à sa propre succession.

Le contrat de syndic est conclu pour une durée déterminée. Il ne se renouvelle pas automatiquement : une nouvelle désignation par l’assemblée générale est nécessaire pour que le même syndic poursuive sa mission.

Lorsque le syndic ne souhaite pas conclure un nouveau contrat, l’article 18 prévoit que :

  • une assemblée générale doit être tenue dans les trois mois précédant le terme du contrat ;
  • l’ordre du jour doit notamment porter sur la désignation d’un nouveau syndic ;
  • l’assemblée fixe la date de fin du contrat en cours et la date de prise d’effet du nouveau contrat ;
  • ces dates interviennent au plus tôt un jour franc après la tenue de l’assemblée ;
  • lorsque l’initiative de ne pas renouveler vient du syndic, celui-ci doit informer le conseil syndical de son intention au plus tard trois mois avant la tenue de cette assemblée.

Le délai de trois mois n’est pas simplement « trois mois avant la fin du mandat »

C’est une nuance importante. Le texte vise une information du conseil syndical au moins trois mois avant l’assemblée générale appelée à désigner le nouveau syndic. Or cette AG doit elle-même être organisée dans les trois mois précédant le terme du contrat.

Il est donc juridiquement imprécis de résumer systématiquement la règle par « trois mois de préavis avant la date de fin du mandat ».

Le conseil syndical doit regarder trois dates différentes :

  1. la date d’information donnée par le syndic ;
  2. la date de l’assemblée générale ;
  3. la date d’échéance du contrat actuel.

Cette lecture permet d’éviter un calendrier trop serré et de préparer plusieurs candidatures avant l’assemblée.

Cas n°2 : le syndic veut partir avant la fin de son contrat

La situation est plus encadrée. L’article 18 prévoit que le contrat peut être résilié par une partie avant son terme en cas d’inexécution suffisamment grave de l’autre partie.

Le syndic ne dispose donc pas d’un droit général lui permettant de mettre fin à tout moment au mandat simplement parce qu’il ne souhaite plus gérer l’immeuble.

Lorsqu’il est à l’initiative de la résiliation, le syndic doit :

  • notifier sa volonté de résilier au président du conseil syndical ;
  • en l’absence de conseil syndical, notifier cette volonté à l’ensemble des copropriétaires ;
  • préciser la ou les inexécutions qu’il reproche au syndicat des copropriétaires ;
  • convoquer une assemblée générale ;
  • inscrire à l’ordre du jour la désignation d’un nouveau syndic ;
  • respecter un délai qui ne peut être inférieur à deux mois entre cette notification et l’assemblée.

La résiliation prend effet au plus tôt un jour franc après la tenue de l’assemblée générale.

Le syndic doit donc motiver sa décision

Une résiliation anticipée n’est pas censée reposer sur une simple formule du type « nous ne souhaitons plus gérer votre copropriété ».

Le syndic doit identifier les inexécutions suffisamment graves qu’il reproche au syndicat des copropriétaires. La loi ne fournit pas une liste automatique de situations produisant systématiquement cet effet. La gravité doit donc être appréciée au regard des faits et, en cas de contestation, peut faire l’objet d’un débat juridique.

La copropriété a intérêt à conserver :

  • la notification reçue ;
  • la date de première présentation ou de réception ;
  • les griefs invoqués ;
  • le contrat de syndic ;
  • les éventuels échanges précédents ;
  • la convocation de l’assemblée générale.

Le syndic peut-il partir immédiatement ?

En principe, non dans le cadre normal de ces procédures. La loi organise précisément une transition.

Dans le cas d’un non-renouvellement à échéance, le syndic reste titulaire de son mandat jusqu’à la date de fin régulièrement fixée.

Dans le cas d’une résiliation anticipée à son initiative, il doit convoquer l’assemblée générale après le délai minimum prévu par l’article 18 et la résiliation ne peut prendre effet avant un jour franc suivant cette AG.

L’objectif est évident : éviter qu’une copropriété se retrouve sans représentant du jour au lendemain.

Si votre copropriété est déjà dépourvue de syndic, la situation relève d’une autre procédure. Consultez Copropriété sans syndic : que faire ?.

Que doit faire le conseil syndical dès qu’il apprend le départ du syndic ?

Il faut immédiatement transformer l’information en calendrier opérationnel.

1. Vérifier le fondement du départ

Le conseil syndical doit demander clairement s’il s’agit :

  • d’un simple refus de renouveler le mandat à son terme ;
  • d’une résiliation anticipée fondée sur une inexécution suffisamment grave ;
  • d’un empêchement du syndic ;
  • d’une cessation d’activité ou d’une autre situation particulière.

Cette qualification détermine les délais applicables.

2. Vérifier les dates

Relevez :

  • la date de début du mandat ;
  • sa date exacte d’échéance ;
  • la date de notification du syndic ;
  • la date envisagée pour l’AG ;
  • la date souhaitée de prise d’effet du nouveau mandat.

3. Rechercher immédiatement des candidats

Le conseil syndical ne doit pas attendre la convocation pour commencer les recherches. Il faut solliciter des projets de contrats sérieux et compatibles avec les besoins de l’immeuble.

Notre guide Comment préparer le changement de syndic avant l’AG ? détaille la méthode de préparation.

Faut-il mettre plusieurs syndics en concurrence ?

Lorsque l’assemblée doit désigner un syndic professionnel, le conseil syndical organise en principe une mise en concurrence de plusieurs projets de contrats dans les conditions de l’article 21 de la loi du 10 juillet 1965, sauf cas de dispense ou absence de conseil syndical prévus par les textes.

Le départ annoncé du syndic ne doit donc pas conduire à accepter dans l’urgence la première proposition reçue.

Il est préférable de comparer plusieurs candidats sur :

  • l’organisation du cabinet ;
  • le gestionnaire proposé ;
  • les visites de l’immeuble ;
  • la gestion des urgences ;
  • la comptabilité ;
  • le suivi des travaux ;
  • l’accès aux documents ;
  • les prestations incluses dans le forfait ;
  • les prestations particulières.

Le prix ne fait pas le syndic. Les honoraires peuvent être comparés comme élément contractuel, mais ils ne constituent pas un critère de qualité et n’entrent pas dans la note JeNoteMonSyndic.

Voir également Comment mettre son syndic en concurrence ?.

Quelle majorité faut-il pour choisir le remplaçant ?

La désignation du syndic relève de la majorité de l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965, c’est-à-dire la majorité des voix de tous les copropriétaires.

Si aucun candidat n’obtient cette majorité mais qu’un projet recueille au moins un tiers des voix de tous les copropriétaires, un second vote immédiat peut intervenir à la majorité de l’article 24 conformément à l’article 25-1.

Chaque candidature doit être soumise au vote.

Le fait que le syndic sortant soit à l’initiative de son départ ne lui donne évidemment pas le pouvoir de choisir seul son successeur.

Le syndic sortant peut-il imposer la date de son départ ?

Tout dépend de la situation.

Lorsqu’il ne souhaite pas être désigné à nouveau à l’échéance, le calendrier est organisé autour de la fin du contrat en cours et de l’AG tenue dans les trois mois précédant cette échéance.

Dans le cas d’une résiliation anticipée fondée sur une inexécution suffisamment grave du syndicat, la loi encadre également la date : l’AG intervient après le délai minimum de deux mois et la résiliation prend effet au plus tôt un jour franc après cette assemblée.

La date ne peut donc pas être improvisée en dehors de ce cadre. L’assemblée doit pouvoir désigner un remplaçant et fixer la prise d’effet de son contrat.

Que se passe-t-il si aucun nouveau syndic n’est élu ?

C’est l’un des risques majeurs.

Si l’assemblée appelée à désigner un nouveau syndic ne parvient à en élire aucun, la copropriété peut se retrouver sans syndic à la fin des fonctions du titulaire sortant.

Lorsque l’AG a été régulièrement convoquée pour désigner un syndic mais qu’elle n’a nommé aucun candidat, l’article 17 de la loi du 10 juillet 1965 prévoit une désignation par le président du tribunal judiciaire dans les conditions prévues par les textes.

Il faut donc éviter d’arriver à l’assemblée avec une seule candidature fragile ou un contrat incomplet.

Le syndic doit-il continuer à travailler jusqu’à la fin effective de son mandat ?

Oui, tant que ses fonctions n’ont pas régulièrement pris fin, il reste tenu d’exécuter les missions attachées à son mandat.

L’annonce d’un départ futur ne l’autorise pas à cesser immédiatement :

  • de régler les dossiers courants ;
  • de suivre les urgences ;
  • d’exécuter les décisions d’assemblée générale ;
  • de tenir la comptabilité ;
  • de gérer les contrats ;
  • de conserver et mettre à disposition les documents ;
  • de préparer correctement la transition.

Si la gestion se dégrade dès l’annonce du départ, le conseil syndical doit documenter les manquements et demander leur correction.

Pour les obligations générales du syndic, consultez Quelles sont les obligations légales du syndic ?.

Quels documents l’ancien syndic doit-il transmettre au nouveau ?

La cessation des fonctions déclenche des obligations précises de transmission prévues par l’article 18-2 de la loi du 10 juillet 1965.

Le syndic sortant doit notamment transmettre :

  • dans les quinze jours suivant la cessation de ses fonctions : la situation de trésorerie, les références des comptes bancaires du syndicat et les coordonnées de la banque ;
  • dans le délai d’un mois : l’ensemble des documents et archives du syndicat ainsi que les documents dématérialisés concernés ;
  • dans les deux mois suivant l’expiration de ce délai d’un mois : l’état des comptes des copropriétaires et celui des comptes du syndicat après apurement et clôture.

Le prochain article du plan SEO, Nouveau syndic : quels documents doit transmettre l’ancien ?, détaillera précisément cette passation.

Que faire si le syndic ne respecte pas la procédure ?

Le conseil syndical doit commencer par déterminer exactement ce qui n’est pas respecté.

Départ du syndic : principaux points de contrôle
Situation Point à vérifier
Le syndic refuse simplement de renouveler son mandat Information du conseil syndical au moins trois mois avant l’AG de désignation et AG tenue dans les trois mois précédant le terme du contrat.
Le syndic résilie avant l’échéance Existence d’une inexécution suffisamment grave invoquée, notification motivée et délai minimal de deux mois avant l’AG.
Le syndic annonce une cessation immédiate Vérifier si une situation juridique particulière la justifie ; sinon demander le respect de la procédure applicable.
Le syndic ne prépare pas la désignation de son successeur Vérifier la convocation, l’ordre du jour et les projets de contrats candidats.
Le syndic retient les documents après son départ Appliquer les délais et recours de l’article 18-2.

Demander une confirmation écrite

Un départ annoncé oralement au téléphone ne suffit pas pour sécuriser la copropriété. Le conseil syndical doit demander une notification claire précisant :

  • le fondement de la décision ;
  • la date de notification ;
  • la date envisagée de l’assemblée générale ;
  • la date envisagée de fin des fonctions ;
  • les éventuels griefs invoqués en cas de résiliation anticipée.

Conserver les preuves

Conservez le contrat, la notification, les échanges, les convocations et les procès-verbaux. Ils permettront de reconstituer précisément la chronologie si un désaccord survient.

Le syndic peut-il quitter la copropriété parce que les copropriétaires sont difficiles ?

Une relation dégradée ne permet pas automatiquement de résilier le contrat avant son terme.

Pour une résiliation anticipée à l’initiative du syndic, l’article 18 exige une inexécution suffisamment grave du syndicat des copropriétaires. Un climat conflictuel ou des désaccords avec certains copropriétaires ne répondent donc pas nécessairement à cette condition.

À l’échéance du contrat, en revanche, le syndic n’est pas obligé de se porter à nouveau candidat. Il peut choisir de ne pas conclure un nouveau contrat, à condition de respecter le dispositif de non-renouvellement.

Et pour un syndic bénévole ?

Le syndic non professionnel exerce lui aussi une mission encadrée par la loi du 10 juillet 1965. Sa situation comporte toutefois une particularité : l’article 17-2 prévoit qu’un syndic non professionnel doit être copropriétaire d’un ou plusieurs lots dans la copropriété qu’il gère.

Si cette condition disparaît, son mandat devient caduc à l’expiration d’un délai de trois mois suivant l’événement. Pendant ce délai, il doit convoquer une assemblée générale et inscrire à l’ordre du jour la désignation d’un nouveau syndic.

Ce cas ne doit pas être confondu avec la résiliation anticipée d’un contrat de syndic professionnel.

Comment éviter une rupture de gestion ?

Dès l’annonce du départ, le conseil syndical doit traiter trois chantiers en parallèle.

1. La désignation du successeur

Obtenir plusieurs projets de contrats, vérifier leur conformité et préparer le vote.

2. Le calendrier

Faire coïncider correctement la fin du mandat sortant et la prise d’effet du nouveau mandat.

3. La passation

Préparer la liste des dossiers que le nouveau syndic devra récupérer immédiatement :

  • trésorerie et comptes bancaires ;
  • contrats en cours ;
  • travaux ;
  • sinistres ;
  • impayés ;
  • procédures judiciaires ;
  • archives ;
  • comptabilité ;
  • clés, badges et accès techniques ;
  • identifiants ou informations nécessaires aux outils de gestion.

Une transition préparée réduit fortement le risque de perdre plusieurs semaines après le changement.

Faut-il paniquer lorsqu’un syndic annonce son départ ?

Non. Le départ d’un syndic n’est pas nécessairement le signe d’une copropriété en crise.

Un cabinet peut choisir de réduire son portefeuille, se réorganiser ou simplement ne pas souhaiter poursuivre une relation contractuelle au-delà de son terme. L’important est de savoir suffisamment tôt que le mandat ne sera pas renouvelé et de préparer la suite.

Le problème apparaît lorsque le départ est mal anticipé, que les délais ne sont pas respectés ou que la copropriété ne dispose d’aucun candidat sérieux au moment de l’assemblée.

Check-list : votre syndic annonce son départ

  • ☐ Demander une notification écrite.
  • ☐ Identifier s’il s’agit d’un non-renouvellement ou d’une résiliation anticipée.
  • ☐ Vérifier la date exacte de fin du contrat.
  • ☐ Vérifier la date de notification au conseil syndical.
  • ☐ En cas de résiliation anticipée, vérifier les inexécutions reprochées au syndicat.
  • ☐ Vérifier le délai minimal avant l’assemblée générale.
  • ☐ Rechercher immédiatement plusieurs candidats.
  • ☐ Obtenir leurs projets de contrat et fiches d’information.
  • ☐ Préparer la mise en concurrence lorsqu’elle est applicable.
  • ☐ Vérifier que la désignation du nouveau syndic figure à l’ordre du jour.
  • ☐ Préparer les dates de fin et de prise d’effet des deux contrats.
  • ☐ Vérifier que le syndic sortant continue d’assurer ses missions jusqu’à la fin effective de son mandat.
  • ☐ Préparer la liste des dossiers prioritaires à transmettre.
  • ☐ Surveiller les délais de remise de la trésorerie, des archives et des comptes.
  • ☐ Prévoir la procédure à suivre si aucun candidat n’est désigné.

En résumé : oui, le syndic peut partir, mais pas n’importe comment

Un syndic n’est pas obligé de demander le renouvellement de son mandat. Lorsqu’il décide de ne pas conclure un nouveau contrat, il doit respecter le calendrier prévu par l’article 18 et informer le conseil syndical au moins trois mois avant l’assemblée appelée à désigner son successeur.

S’il veut mettre fin au contrat avant son échéance, la situation est différente : la résiliation doit être fondée sur une inexécution suffisamment grave du syndicat des copropriétaires. Le syndic doit notifier les griefs reprochés et convoquer une assemblée dans un délai qui ne peut être inférieur à deux mois à compter de cette notification.

Dans les deux cas, la priorité pour les copropriétaires est la continuité de gestion : préparer plusieurs candidatures, organiser correctement le vote, éviter une période sans syndic et anticiper la remise des comptes, archives et dossiers.

Le départ d’un syndic peut même être l’occasion de réexaminer objectivement les besoins de l’immeuble. Les honoraires peuvent être comparés, mais le prix ne fait pas le syndic : la qualité d’un futur gestionnaire doit être appréciée sur sa capacité à gérer, informer, suivre les décisions, tenir les comptes et traiter les problèmes.

Vous pouvez également rechercher un syndic sur JeNoteMonSyndic afin de consulter sa fiche, ses avis et ses critères d’évaluation avant l’assemblée générale.

Questions fréquentes sur la démission du syndic

Le syndic peut-il démissionner du jour au lendemain ?

Dans le cadre normal prévu par la loi, non. Lorsqu’il ne veut pas renouveler son mandat, il doit anticiper l’assemblée chargée de désigner son successeur. Lorsqu’il souhaite résilier son contrat avant l’échéance, il doit invoquer une inexécution suffisamment grave du syndicat des copropriétaires, notifier les griefs et convoquer une AG dans un délai qui ne peut pas être inférieur à deux mois. La résiliation prend effet au plus tôt un jour franc après cette assemblée.

Quel préavis le syndic doit-il respecter ?

Il faut distinguer les situations. Pour un non-renouvellement à l’échéance, le syndic informe le conseil syndical au moins trois mois avant l’assemblée appelée à désigner un nouveau syndic, cette AG devant elle-même se tenir dans les trois mois précédant le terme du contrat. Pour une résiliation anticipée à l’initiative du syndic, l’AG doit être convoquée dans un délai qui ne peut pas être inférieur à deux mois à compter de la notification motivée. Il n’existe donc pas un seul « préavis de démission » applicable indistinctement à tous les cas.

Qui doit trouver le nouveau syndic ?

Le conseil syndical joue généralement un rôle central dans la recherche et la mise en concurrence des candidats. Des copropriétaires peuvent également proposer des projets de contrats. Le syndic sortant doit pour sa part organiser l’assemblée requise lorsque la procédure prévue par l’article 18 l’impose. C’est ensuite l’assemblée générale qui désigne le nouveau syndic à la majorité applicable.

Quelle majorité faut-il pour remplacer un syndic qui part ?

Le nouveau syndic est désigné à la majorité de l’article 25, soit la majorité des voix de tous les copropriétaires. Lorsqu’un projet obtient au moins un tiers des voix de tous les copropriétaires sans atteindre cette majorité, l’article 25-1 permet, sous ses conditions, un second vote immédiat à la majorité de l’article 24.

Que faire si aucun syndic n’est élu avant le départ de l’ancien ?

La copropriété risque de se retrouver sans syndic. Si une assemblée régulièrement convoquée pour désigner un syndic n’a nommé aucun candidat, le président du tribunal judiciaire peut désigner un syndic dans les conditions de l’article 17 de la loi du 10 juillet 1965. Si le syndicat est sans syndic pour une autre raison, tout copropriétaire peut, dans les conditions prévues par ce même article, convoquer une AG pour en désigner un.

Le syndic sortant doit-il transmettre les documents au nouveau syndic ?

Oui. L’article 18-2 prévoit plusieurs délais après la cessation des fonctions : quinze jours pour la situation de trésorerie et les références bancaires, un mois pour les documents et archives du syndicat, puis deux mois supplémentaires pour l’état des comptes des copropriétaires et du syndicat après apurement et clôture. Ces obligations s’appliquent quelle que soit la raison régulière de la cessation des fonctions.

Sources officielles